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Publié par Daniel

La boucle d"Agnès et Monique autour de Bonsecours nous a permis de découvrir ou de redécouvrir le riche patrimoine de Bonsecours.

Le tramway : (Source ASCB Généalogie)

Jusqu'en 1890,Bonsecours ne disposait que de très peu de liaisons pour rejoindre Rouen, la capitale normande. Un premier projet de tramway dit de granit vit le jour en 1876, présenté par Mr Cordier. Ce projet fut vite abandonné du fait de son côté technique difficilement réalisable et de son coût onéreux.

Ce n'est qu'en 1892 que Bonsecours fut relié à la capitale par un funiculaire à contrepoids d'eau grâce à deux ingénieurs suisses, MM. Ludwig et Schopfer qui en assurèrent la construction et l'exploitation. Déclaré d'utilité publique le 8 juin 1892 ,le funiculaire sera inauguré le 19 juin 1892.

Ce funiculaire partait du faubourg d' Eaulpet sur la rive droite de la Seine pour se rendre sur l'esplanade de la Basilique N.D. de Bonsecours en parcourant une distance de 400 m et s'élevant ainsi à 132 m au-dessus de la Seine. Chaque voiture pouvait transporter 90 personnes dont 50 assises et était équipée d'une cuve à eau pouvant être remplie en 5 mn. En général, le funiculaire effectuait 12 allers et retours par jour. Le remplissage de l'eau se faisait au plan d'eau situé à côté du casino.

Chaque extrémité d'un cable était attaché à une voiture, l'une montant, l'autre descendant. Le cable s'enroulait sur une poulie au sommet de la station supérieure. Les voitures portaient une cuve à eau sous leur plancher .A la station supérieure, on remplissait d'eau la cuve de la voiture qui allait descendre, elle entraînait ainsi la voiture montante et la vitesse était modérée à l'aide d'un frein à crémaillière.La vitesse du funiculaire était inférieure à 2 m par seconde car le wagon descendant avec sa cuve pleine d'eau pesait un poids assez considérable. Ce système n'était utilisé que sur des distances assez courtes.

A la station d'Eauplet, un bateau assurait la correspondance avec Rouen. Le funiculaire du affronter la concurrence du tramway et faute de passagers suffisants , mis en liquidation judiciaire, il ferma définitivement le 25 mai 1915.

Un tramway en traction vapeur fut envisagé en 1889, puis en 1895 un tramway électrique dont l'exploitation sera confiée à la compagnie du tramway de bonsecours. Ce projet est du à M. Armand Ruquier entrepreneur de briqueterie et à son fils Marcel, ingénieur.Après d'énormes travaux, la ligne est mise en service le 21 mai 1899. D'une longueur de 5630 m entre le pont Corneille et le croisement de la RN 14 avec le chemin de Belbeuf, 7 motrices y circulent pouvant acceuillir 48 passagers avec éventuellemnt une remorque de 42 autres passagers. L'exploitation du tramway durera jusqu'au 24 février 1953.

De 1892 à 1915, les deux modes de transport ont coexisté.Les guides touristiques des années 1900 nous informent des itinéraires à prendre pour aller de Rouen à Bonsecours:

A l'occasion de la réhabilitation de la sente du tramway qui était envahie par les broussailles et la végétation,la municipalité de Bonsecours a organisé en association avec les sections randonnées de l'ASCB et Acceuil Bonsecours une balade le samedi 25 juin 2011.Le débroussaillage, l'aménagement et la mise en sécurité du site ont été réalisés par les Brigades Vertes pour le compte de la CREA en 2010.

La Basilique - Le monument Jeanne d'Arc :

source :http://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Notre-Dame_de_Bonsecours

La basilique Notre-Dame de Bonsecours est située sur le lieu d'un pèlerinage dédié à la Vierge et dominant toute l'agglomération rouennaise. Elle est due à l'architecte Jacques-Eugène Barthélémy. La basilique fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 24 août 2004.

Situé en face de la façade occidentale, se trouve le monument dédié à Jeanne d'Arc avec, à son sommet, l'archange saint Michel. Ce monument, de l'architecte Juste Lisch et du sculpteur Louis-Ernest Barrias a été inauguré en 1892.

Dans le cimetière tout proche se trouve la tombe de José-Maria de Heredia (1842-1905).

Le Gros Léon

Le " bourdon de Bonsecours ", surnommé « Le Gros Léon », pèse plus de six tonnes et a nécessité la mise en fusion de huit tonnes de bronze ! Il a été coulé dans les ateliers de Monsieur Charles DROUOT à Douai, dans le Nord. C'est le son le plus grave donné par les cloches de notre contrée. Il sonne le "la bémol". Il a été "baptisé" le 30 juin 1892. Charles DROUOT disait que cette "belle voix" en ferait un des plus beaux bourdons de France !

Il était destiné à être installé dans le clocher de la Basilique Notre Dame de Bonsecours. Cependant, quand il fut fondu, on s'aperçut qu'il était bien trop lourd pour que ce projet se réalise ! Placée près du monument Jeanne d'Arc, l'énorme cloche de bronze a été accrochée à un portique de poutres et "enfermée" dans un enclos.

A l'époque, pour mettre en mouvement le battant, qui pèse une tonne, plusieurs sonneurs actionnaient des pédales. De 1960 à 1970, le système est remplacé par une longue corde. Puis il est électrifié, commandé à partir de la sacristie de la Basilique. A la fin du 20 eme siècle, il sonnait encore, mais l'usure des installations et du socle le rendait dangereux. Il fut décidé de ne plus le faire sonner avant sa restauration.
Restauré fin 2007, Gros Léon est revenu à Bonsecours le 23 janvier 2008 et sonne à nouveau pour le plus grand plaisir des Bonauxiliens !

Pour illustrer cela un petit diaporama (photos Daniel)

PELERINAGE BONAUXILIEN
PELERINAGE BONAUXILIEN
PELERINAGE BONAUXILIEN
PELERINAGE BONAUXILIEN
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Commenter cet article

potel 02/03/2015 10:05

Bien renseigné, mais vu la date que tu donnes pour le classement aux monuments historiques, on ne le verra surement pas (20041 )je pense que tu as voulu dire 2014 L.O.L.

Amitiés Gérard